Sénégal
Libération des homosexuels placés en garde à vue
La police a libéré mercredi 6 février, peu avant minuit, les homosexuels présumés qu'elle avait placés en garde à vue. Un ressortissant français figure parmi eux. Ils avaient été interpellés le week-end dernier suite à la parution du magazine people Icône, où ont été publiées des photos présentant un mariage entre gays qui aurait été célébré en 2007. Les raisons de leur remise en liberté ne sont pas claires. D'aucuns évoquent des pressions sur les enquêteurs, alors que d'autres expliquent que les autorités ont fait marche arrière devant les révélations des suspects.
Pas impossible, selon la Commission internationale des droits gays et lesbiens (IGLHRC). «Il paraît que les détenus ont donné des noms d'autres gays, comme des personnalités publiques ou des leaders religieux. Cela aurait créé un scandale si les arrestations avaient commencé à la veille de la conférence islamique» (qui se tiendra à Dakar du 14 au 15 mars 2008), commente Joël Nana, directeur de la recherche et du plaidoyer pour l'Afrique australe et occidentale à l'IGLHRC. Ce responsable s'envole pour le Sénégal ce soir, estimant que la situation reste précaire.
par Habibou Bangré Info du 2008-02-07
par Habibou Bangré Info du 2008-02-07
par Habibou Bangré Info du 2008-02-07
par Habibou Bangré Info du 2008-02-07
par Habibou Bangré Info du 2008-02-07

Les groupes lesbiens, gays, bisexuels et transgenres font encore une fois face à la discrimination pour obtenir un statut consultatif à l’ONU
11 février 2008 – New York – Etats-Unis. Le comité “ONG” des Nations Unies refuse le statut ECOSOC à 3 organisations LGBT. Lors d’un vote où aucune majorité ne s’est dégagée, le comité a recommandé de refuser le statut consultatif ECOSOC à la fédération LGBT espagnole, Federación Estatal de Lesbianas, Gays, Transexuales y Bisexuales (FRLGTB). Il a aussi ajourné la prise en considération de la demande de deux autres fédérations LGBT nationales : COC (Cultuur en Ontspanningscentrum) des Pays-Bas et ABGLT (Associação Brasileria de Gays, Lésbicas, Bissexuais, Travestis e transexuais) du Brésil qui a été ajourné pour la deuxième fois. Par conséquent, les demandes des ces deux organisations seront réexaminées en mai prochain lors de la prochaine session du Comité “ONG”.
Les trois organisations ont demandé le statut consultatif ECOSOC auprès de l’ONU. Celui-ci permet aux organisations non gouvernementales de participer aux sessions de l’ONU en qualité d’observateur.
Lors de sa session de janvier, le Comité ONG ECOSOC, composé de 19 pays, passe en revue les candidatures des associations et remet leurs recommandations aux 54 pays de l’assemblée plénière ECOSOC qui refuse ou accepte d’accorder le statut, généralement en Juillet.
Beto de Jesus (ABGLT – Brésil) :
” Être ajournée pour la deuxième fois est bien sûr très frustrant. Nous étions impatients de devenir la première association de l’hémisphère sud qui représente de manière officielle et permanente la voix des LGBT à l’ONU”. Beto de Jesus qui représente ABGLT, une fédération qui rassemble plus de 200 groupes LGBT au Brésil ajoute : ” Le simple fait qu’on nous ait présenté une longue liste de questions la veille de la présentation de notre rapport montre comment notre opposition est déterminée à nous bloquer l’accès des Nations Unies.
Joyce Hamilton (COC – Pays – Bas) :
” Pour nous, il s’agit d’une première expérience avec l’ONU et elle est plutôt bouleversante : on parle tout de même d’une organisation qui est censée être là pour sauvegarder les droits et la dignité de chaque être humain. Cette discrimination éhontée contre les organisations LGBT montre la nécessité de continuer le combat à ce niveau. Il est important de continuer le dialogue avec les états conservateurs pour la reconnaissance des droits LGBT et de la diversité de la population mondiale. Le statut consultatif permettra à COC de montrer que l’ONU ne peut accepter une société où quelqu’un est discriminé et marginalisé sur base de son orientation ou identité sexuelle. Ce premier renvoi renforce fermement notre motivation à continuer le combat. ”
La fédération espagnole (qui avait vu une décision sur son compte ajournée lors d’une précédente session) a reçu une recommandation négative lors d’un vote duquel aucune majorité n’a pu s’exprimer. Le Comité des ONG a voté sur la recommandation de la candidature après qu’une motion d’ajournement déposée par l’Égypte, le Pakistan et le Qatar soit repoussée. La recommandation a reçu un avis négatif suite à un vote de 7 oui, 7 non, 4 abstentions et 1 absent (lorsqu’un vote pour accorder un nouveau statut se conclut par une égalité, il est considéré comme un vote de rejet). Il s’agit d’une amélioration remarquable. Il y a deux ans, ILGA et LBL avaient été rejeté par 9 non et 5 oui.
Le résultat du vote pour recommander de ne pas accorder le statut consultatif à
OUI: Colombie, République dominicaine, Israël, Pérou, Roumanie, Royaume – Uni, Etats-Unis d’Amérique
NON: Burundi, République populaire de Chine, Égypte, Pakistan, Qatar, Fédération de Russie, Soudan
Abstention: Angola, Guinée, Inde, Turquie
Absent: Cuba
Toni Poveda et Sylvia Jaén, président et secrétaire général de FELGTB ont dû répondre à plus de 20 questions relatives aux aspects organisationnels de l’association et à ses positions politiques. Ils ont aussi été invités à clarifier les engagements de la fédération par rapport aux droits de l’Enfant.
Ils regrettent évidemment que cette recommandation soit négative mais reconnaissent que ce vote permet que la candidature de FELGTB passe au stade suivant, un vote sur cette recommandation par la session plénière de ECOSOC en juillet prochain.
Toni Poveda (FELGTB – Espagne) :
”Même obtenir une recommandation négative au sein de Comité ONG fut difficile. Les représentants de l’Égypte, du Pakistan et du Qatar revenaient toujours avec de nouvelles questions et affirmaient que le fait de voter, pour accorder ou pas le statut consultatif, avant qu’il ne soit répondu à toutes leurs questions, pourrait constituer un traitement préférentiel pour notre ONG. Le Royaume-Uni,
De son côté Sylvia Jaén (FELGTB) souhaite mentioner :
”La mission permanente de l’Espagne près les Nation Unies nous a beaucoup soutenu. Ils se sont engagés dans de multiples démarches diplomatiques et ont lu une déclaration de soutien du gouvernement espagnol. Il y a manifestement, au sein de ce Comité, un groupe de pays qui bloque les candidatures des groupes LGBT d’une session à l’autre, en tentant d’éviter que les groupes ne soient considérés par l’assemblée plénière ECOSOC où leur position n’est pas majoritaire. Nous avons surmonté cette situation. Malheureusement, nos amis néerlandais et brésiliens ont été moins chanceux”.
La nature des questions adressées aux défenseurs des droits humains LGBT, essayant sans cesse de lier homosexualité et pédophilie, montre combien cette opposition obstinée est prête à mettre des bâtons dans les roues aux groupes LGBT sur la route de leur reconnaissance comme membres à part entière de la société civile. Le Royaume-Uni a conclu en réaffirmant son malaise face à la discrimination évidente dont fait preuve le Comité ONG envers les ONG LGBT. Elle estime qu’il est de leur droit de se faire entendre au cœur de l’ONU.
Philipp Braun, co-secrétaire générale de ILGA :
”La communauté LGBT est clairement en train de gagner du terrain au sein de l’ONU comme l’a montré l’augmentation des soutiens émanant de pays qui étaient précédemment contre les questions LGBT. Il y a seulement 2 ans, nous étions face à une situation bien plus difficile au sein du Comité ONG et même un ballottage n’était encore qu’un rêve. ILGA veut remercier les pays qui ont soutenu ces ONG au sein du comité. Je veux féliciter les courageux militants d’ABGLT, de COC et de FELGTB pour avoir dignement tenu tête face à des discours discriminatoires. ILGA souhaite également remercier Adrian Coman de
Informations supplémentaires
En 2005, ILGA commence sa campagne ECOSOC, une initiative qui vise à accompagner les groupes LGBTI de différents pays afin qu’ils déposent leur candidature pour obtenir le statut ECOSOC, celui lui permettant aux défenseurs de droits de humains de s’adresser à l’ONU en leur nom propre.
En 2006 et 2007, après de longues et pénibles débats au sein de l’ECOSOC, le statut ”consultatif” est accordé à cinq organisations LGBT : ILGA – Europe, les fédération LGBT nationales danoise, suédoise et allemande (LBL, LSVD, RFSL) et
Contact : Stephen Barris / ILGA 00 32 2 502 24 71
Traduction : Didier Digneffe
Sénégal

L'homosexualité ne doit plus être un crime
Paris, Dakar, Ouagadougou, Maputo, Bruxelles – 8 février 2008,
Le 5 février 2007, dix personnes ont été arrêtées et placées en garde à vue à
Au terme du Code pénal sénégalais, les actes homosexuels sont passibles de cinq années d'emprisonnement et de 100 000 à 1 500 000 francs CFA d'amende (entre 150 et 2300 euros). En pénalisant des relations qui relèvent de la vie privée, cette loi contrevient aux dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, en vigueur au Sénégal depuis 1978 qui stipule en son article 17 (1) que «nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes illégales à son honneur et à sa réputation». En outre, cette loi discriminatoire est contraire aux dispositions de
Si nos organisations se félicitent de la libération des dix personnes arrêtées, elles craignent pour leur intégrité physique et morale.
Par conséquent, nos organisations demandent aux autorités sénégalaises concernées de:
• Assurer le respect de l'intégrité physique et morale des personnes mises en cause dans cette affaire et plus généralement de condamner avec la plus grande fermeté les actes homophobes, susceptibles de porter atteinte à l’intégrité physique et morale des personnes homosexuelles;
• Réviser le code pénal pour abolir la pénalisation des actes homosexuels;
• Se conformer aux dispositions du Pacte international relatifs aux droits civils et politiques, en particulier à ses articles 17 (1) et 26, de même qu’aux dispositions de
Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)
Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (RADDHO)
Organisation nationale des droits de l'Homme (ONDH)
L'Union interafricaine des droits de l'Homme (UIDH)
Amnesty International Sénégal (AI)
Pan Africa ILGA, la région africaine de l'Association Internationale Gay et Lesbienne
L'Association Internationale Gay et Lesbienne (ILGA)
Contacts:
Gaël Grilhot
Responsable du service de presse
FIDH

Un article sur la vie d'une lesbienne sur un site algerien
Bonjour à toutes, à tous,
Mon nom est Manouchka. Oui c’est un pseudo. Tiré de mon prénom d’origine. J ne trouve aucune utilité à le révéler. Je posterais donc sous ce pseudonyme. J’ai 19 ans. Je suis étudiante. Babezienne depuis déjà 2 années… Rien de très intéressant vous me direz, attendez un peu, le moment n’est pas encore venu de vous dévoiler mon secret, .non je ne fais pas un remake de Secret story….non ce n’est pas un nouveau concept de « télé-réalité » ….c’est simplement pour vous pousser à continuer à lire. .. .
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