Actualité Militante; tout ce qu ise passe pour les LGBT en Algerie et dans le monde

Bareed Mista3jil?

Ou courrier expresse en Arabe

Nous sommes le 30 mai 2009 à Bayrût au quartier EL Hamra au Théâtre Masrah El madina, cette date restera gravée dans l’esprit de milliers de libanais et libanaise car elle vit le lancement du livre qui va faire beaucoup parler de lui. C’est une première dans le monde arabe, ce livre est un recueil de 41 histoires de lesbiennes et transgenres libanaises écrites par eux même avec leurs parles a eux.

Il était 18 heure quand Nadine M3awad féministe avérée et pionnière dans la lutte pour les droits LGBT au Liban prit la parole pour annoncer au nom du collectif féministe libanais l’ouverture de l’événement. Son allocution fut brève mais très instructive et surtout ciblée. Elle souligna l’importance de s’unir et former un mouvement politique et un lobi culturel et économique pour peser sur la scène nationale et représenter ainsi les intérêts de la communauté LGBT libanaise.

Neuf  histoires furent présentées au publique qui était suspendu aux lèvres de la journaliste et interprète Joëlle Hatem et l’écrivaine et maitre de conférence Lina Moundhir ; tour à tour elles récitaient une fois en arabe une autre en anglais le vécu bouleversant de personnes LGBT livrant leurs peines et leurs souffrances mais aussi leurs espoirs et leurs volante d’aller jusqu’au bout de l’affirmation de leur identité. Devant un silence religieux les narratrices alternaient entre joie et tristesse, colère et amusement mais jamais de désespoir. On voyait presque les personnages évoluer sur la scène du théâtre, il suffisait au publique de fermer les yeux pour se laisser embarquer par les voix mélodieuses et tellement expressives de deux narratrices hors pair dans le tumulte des histoires…devant les acclamations de plus de 400 personnes la présentation se clôtura par la vente de plus de 300 exemplaire de ce livre exemplaire.

Pour Abu nawas Algerie

Randa

 

 

 

 

L'Algérie à la 24 ème mondial d'ILGA

Nous sommes le 2 novembre, il est 18h15 je viens de débarquer à l'aéroport international de vienne en Autriche et je risque d'être en retard pour la pré-conférence trans du secrétariat Trans d'ILGA.
Je suis arrivé en retard d'1/4 d'heure à l'hôtel mais je fus soulagé que la pré conférence était reporté au lendemain matin car je tenais vraiment à a participer a cette dernière vue que les transsexuels (elles) en Algérie sont les plus touchés par la discrimination que subit la communauté LGBTI Algérienne.

La conférence dura du 2 au 6 novembre. J'ai pus avoir la parole dés le premier jour où j'ai exposé la situation LGBTI en Algérie et fais connaitre les lois homo et transphobes dans le pays. Beaucoup furent étonnés car ils ne connaissaient pas la situation de notre communauté en Algérie. De tous les pays Arabes ils n'y avaient que l'Algérie, le Maroc, le Liban et la Palestine.

Durant notre séjours nous avons êtes invité notamment par le maire de vienne, le parlement autrichien et le parti écologiste. Ont étaient présents la conférence des représentants du parlement européen.

Durant la conférence ont étaient élus les secrétaire général et sous secrétaire d'ILGA monde ainsi que les secrétaire et sous secrétaire gay, secrétaire et sous secrétaire lesbienne et secrétaire et sous secrétaire Trans.

En marge de la conférence, les représentants des pays arabo-musulmans se sont réunit pour essayer de coordonner leurs actions concernant la communauté LGBTI arabo-musulmane.
Ont étaient présents, l'Algérie bien sur, le Maroc, le Liban, la Palestine, l'Indonésie, les philippines, le Kazakhstan, la Turquie (même si c'est un pays laïque) et pour finir le Pakistan. Comme il existe, ILGA Europe, ILGA Afrique, ILGA Asie, ILGA Amérique du nord et ILGA Amérique du sud ; nous avons conclus de déposer une motion au niveau du conseil mondial d'ILGA pour la création d'ILGA Afrique du nord et moyen orient qui englobera bien sur les pays musulmans de l'Asie mineure.
La motion va être étudiée lors de la conférence mondial d'ILGA qui se tiendra a Rio de Janeiro au Brésil.

Je suis rentré à la fin de la conférence avec un carnet d'adresse assez conséquent et beaucoup d'espoir dans l'avenir, car ce que nous promettent les gouvernements des pays démocratiques c'est la pression qu'ils exercent et exerceront sur nos gouvernements pour améliorer la situation LGBTI dans nos pays respectifs. Mais pour qu'ils y arrivent ils leur faut notre aussi de l'intérieur...

À bon entendeur ...


PS: special remerciement à:

Patrizia qui etait mon chaperon

Françoise mon guide et reconfort

Deborah qui a fait l'interprete plusieurs fois

et biz special pour

Younes, Hamza, Nadine, george et la folle du groupe

sans oublier biensur VAL que j'adore et michel que j'ai decouvers apres une longue correspondance electronique

                                                                                                                                                               Pour Abunawas Algerie

                                                                                                                                                               Randa 

Sénégal

Libération des homosexuels placés en garde à vue

 

La police a libéré mercredi 6 février, peu avant minuit, les homosexuels présumés qu'elle avait placés en garde à vue. Un ressortissant français figure parmi eux. Ils avaient été interpellés le week-end dernier suite à la parution du magazine people Icône, où ont été publiées des photos présentant un mariage entre gays qui aurait été célébré en 2007. Les raisons de leur remise en liberté ne sont pas claires. D'aucuns évoquent des pressions sur les enquêteurs, alors que d'autres expliquent que les autorités ont fait marche arrière devant les révélations des suspects.

Pas impossible, selon la Commission internationale des droits gays et lesbiens (IGLHRC). «Il paraît que les détenus ont donné des noms d'autres gays, comme des personnalités publiques ou des leaders religieux. Cela aurait créé un scandale si les arrestations avaient commencé à la veille de la conférence islamique» (qui se tiendra à Dakar du 14 au 15 mars 2008), commente Joël Nana, directeur de la recherche et du plaidoyer pour l'Afrique australe et occidentale à l'IGLHRC. Ce responsable s'envole pour le Sénégal ce soir, estimant que la situation reste précaire.

 

Copyright tetu.com

par Habibou Bangré Info du 2008-02-07

 

 

 

Les groupes lesbiens, gays, bisexuels et transgenres font encore une fois face à la discrimination pour obtenir un statut consultatif à l’ONU

 

 

11 février 2008 – New York – Etats-Unis. Le comité “ONG” des Nations Unies refuse le statut ECOSOC à 3 organisations LGBT. Lors d’un vote où aucune majorité ne s’est dégagée, le comité a recommandé de refuser le statut consultatif ECOSOC à la fédération LGBT espagnole, Federación Estatal de Lesbianas, Gays, Transexuales y Bisexuales (FRLGTB). Il a aussi ajourné la prise en considération de la demande de deux autres fédérations LGBT nationales : COC (Cultuur en Ontspanningscentrum) des Pays-Bas et ABGLT (Associação Brasileria de Gays, Lésbicas, Bissexuais, Travestis e transexuais) du Brésil qui a été ajourné pour la deuxième fois. Par conséquent, les demandes des ces deux organisations seront réexaminées en mai prochain lors de la prochaine session du Comité “ONG”.


Les trois organisations ont demandé le statut consultatif ECOSOC auprès de l’ONU. Celui-ci permet aux organisations non gouvernementales de participer aux sessions de l’ONU en qualité d’observateur.

Lors de sa session de janvier, le Comité ONG ECOSOC, composé de 19 pays, passe en revue les candidatures des associations et remet leurs recommandations aux 54 pays de l’assemblée plénière ECOSOC qui refuse ou accepte d’accorder le statut, généralement en Juillet.


Beto de Jesus (ABGLT – Brésil) :


” Être ajournée pour la deuxième fois est bien sûr très frustrant. Nous étions impatients de devenir la première association de l’hémisphère sud qui représente de manière officielle et permanente la voix des LGBT à l’ONU”. Beto de Jesus qui représente ABGLT, une fédération qui rassemble plus de 200 groupes LGBT au Brésil ajoute : ” Le simple fait qu’on nous ait présenté une longue liste de questions la veille de la présentation de notre rapport montre comment notre opposition est déterminée à nous bloquer l’accès des Nations Unies.

 

 

 

Joyce Hamilton (COC – Pays – Bas) :


” Pour nous, il s’agit d’une première expérience avec l’ONU et elle est plutôt bouleversante : on parle tout de même d’une organisation qui est censée être là pour sauvegarder les droits et la dignité de chaque être humain. Cette discrimination éhontée contre les organisations LGBT montre la nécessité de continuer le combat à ce niveau. Il est important de continuer le dialogue avec les états conservateurs pour la reconnaissance des droits LGBT et de la diversité de la population mondiale. Le statut consultatif permettra à COC de montrer que l’ONU ne peut accepter une société où quelqu’un est discriminé et marginalisé sur base de son orientation ou identité sexuelle. Ce premier renvoi renforce fermement notre motivation à continuer le combat. ”


La fédération espagnole (qui avait vu une décision sur son compte ajournée lors d’une précédente session) a reçu une recommandation négative lors d’un vote duquel aucune majorité n’a pu s’exprimer. Le Comité des ONG a voté sur la recommandation de la candidature après qu’une motion d’ajournement déposée par l’Égypte, le Pakistan et le Qatar soit repoussée. La recommandation a reçu un avis négatif suite à un vote de 7 oui, 7 non, 4 abstentions et 1 absent (lorsqu’un vote pour accorder un nouveau statut se conclut par une égalité, il est considéré comme un vote de rejet). Il s’agit d’une amélioration remarquable. Il y a deux ans, ILGA et LBL avaient été rejeté par 9 non et 5 oui.


Le résultat du vote pour recommander de ne pas accorder le statut consultatif à la FELGBT s’exprime comme suit :


OUI: Colombie, République dominicaine, Israël, Pérou, Roumanie, Royaume – Uni, Etats-Unis d’Amérique
NON: Burundi, République populaire de Chine, Égypte, Pakistan, Qatar, Fédération de Russie, Soudan
Abstention: Angola, Guinée, Inde, Turquie


Absent: Cuba


Toni Poveda et Sylvia Jaén, président et secrétaire général de FELGTB ont dû répondre à plus de 20 questions relatives aux aspects organisationnels de l’association et à ses positions politiques. Ils ont aussi été invités à clarifier les engagements de la fédération par rapport aux droits de l’Enfant.

Ils regrettent évidemment que cette recommandation soit négative mais reconnaissent que ce vote permet que la candidature de FELGTB passe au stade suivant, un vote sur cette recommandation par la session plénière de ECOSOC en juillet prochain.


Toni Poveda (FELGTB – Espagne) :


”Même obtenir une recommandation négative au sein de Comité ONG fut difficile. Les représentants de l’Égypte, du Pakistan et du Qatar revenaient toujours avec de nouvelles questions et affirmaient que le fait de voter, pour accorder ou pas le statut consultatif, avant qu’il ne soit répondu à toutes leurs questions, pourrait constituer un traitement préférentiel pour notre ONG. Le Royaume-Uni, la Roumanie et les autres considéraient que le Comité ONG avait reçu assez d’informations pour prendre une décision pendant cette session. Cette session a clairement montré combien les droits des LGBT sont la dernière frontière sur le terrain des droits humains universels”.

De son côté Sylvia Jaén (FELGTB) souhaite mentioner :


”La mission permanente de l’Espagne près les Nation Unies nous a beaucoup soutenu. Ils se sont engagés dans de multiples démarches diplomatiques et ont lu une déclaration de soutien du gouvernement espagnol. Il y a manifestement, au sein de ce Comité, un groupe de pays qui bloque les candidatures des groupes LGBT d’une session à l’autre, en tentant d’éviter que les groupes ne soient considérés par l’assemblée plénière ECOSOC où leur position n’est pas majoritaire. Nous avons surmonté cette situation. Malheureusement, nos amis néerlandais et brésiliens ont été moins chanceux”.

La nature des questions adressées aux défenseurs des droits humains LGBT, essayant sans cesse de lier homosexualité et pédophilie, montre combien cette opposition obstinée est prête à mettre des bâtons dans les roues aux groupes LGBT sur la route de leur reconnaissance comme membres à part entière de la société civile. Le Royaume-Uni a conclu en réaffirmant son malaise face à la discrimination évidente dont fait preuve le Comité ONG envers les ONG LGBT. Elle estime qu’il est de leur droit de se faire entendre au cœur de l’ONU. La Roumanie regrette aussi le résultat de la seconde motion (recommandation négative) et le fait que le Comité se soit aujourd’hui engagé dans un acte éhonté de discrimination. Ce pays s’est interrogé sur ce qui semble devenir une tendance générée par le Comité ONG: rejeter systématiquement les candidatures d’organisations LGBT pour les voir ensuite approuvées par l’assemblée plénière de l’ECOSOC.


Philipp Braun, co-secrétaire générale de ILGA :


”La communauté LGBT est clairement en train de gagner du terrain au sein de l’ONU comme l’a montré l’augmentation des soutiens émanant de pays qui étaient précédemment contre les questions LGBT. Il y a seulement 2 ans, nous étions face à une situation bien plus difficile au sein du Comité ONG et même un ballottage n’était encore qu’un rêve. ILGA veut remercier les pays qui ont soutenu ces ONG au sein du comité. Je veux féliciter les courageux militants d’ABGLT, de COC et de FELGTB pour avoir dignement tenu tête face à des discours discriminatoires. ILGA souhaite également remercier Adrian Coman de la Commission des droits humains gays et lesbiens (IGHLRC) pour le soutien qu’il a apporté dans le travail de lobbying au sein du Comité ONG”.

Informations supplémentaires 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


En 2005, ILGA commence sa campagne ECOSOC, une initiative qui vise à accompagner les groupes LGBTI de différents pays afin qu’ils déposent leur candidature pour obtenir le statut ECOSOC, celui lui permettant aux défenseurs de droits de humains de s’adresser à l’ONU en leur nom propre.

En 2006 et 2007, après de longues et pénibles débats au sein de l’ECOSOC, le statut ”consultatif” est accordé à cinq organisations LGBT : ILGA – Europe, les fédération LGBT nationales danoise, suédoise et allemande (LBL, LSVD, RFSL) et